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2010-05-19T11:45:00+02:00

Lundi 17 Mai 2010

Publié par Maison des seniors

 

Lundi 17 Mai 2010

 

Sortie hebdomadaire au cinéma Jacques Tati à Tremblay en France.

 

A l'affiche du film, on pourrait penser que c'est une suite de l'histoire vu précédemment.

En fait, il n'en ai rien, c'est une histoire de cinq frères, avec Patrick Bruel, d'ailleurs à l'entrée du cinéma, l'ouvreur a demandé à ces dames de se calmer à la vue de Patrick Bruel, mais comme elles ne sont pas de cette génération, elles n'ont pas poussés de cris aiguës.

 

L'histoire:

Ils sont cinq frères semblables et pourtant différents, élevés par une mère devenue veuve trop tôt. L'un d'eux s'était éloigné de la famille, lorsqu'il réapparaît, poursuivi par un gang de trafiquants, il se réfugie parmi les siens en leur révélant un secret.

Les cinq, ensemble, vont trouver l'énergie de se défendre et le moyen de venger la mémoire de leur père assassiné

 

L'art de montrer les fêlures et les peurs

Une fois l'intrigue mise en place, chaque scène plonge un peu plus le spectateur dans les affres du grand banditisme et met en valeur le désarroi et la peur d'une famille victime des agissements du fils cadet. Si Alexandre Arcady réussit à faire monter une angoisse latente et donne au spectateur l'étrange sensation que l'étau des trafiquants se resserre sur lui comme sur les personnages, l'action finit malheureusement par déraper. L'assaut final donné par les cinq frères manque de crédibilité et fait plutôt penser à des enfants « jouant à la guerre » qu'à une véritable opération commando. On regrette alors, qu'Alexandre Arcady ne se soit pas contenté de filmer les tourments psychologiques subis par la famille, car le réalisateur excelle dans l'art de montrer les fêlures et les peurs de ces personnages comme dans cette scène ou l'ainé et le cadet esquissent les contours d'un dialogue avorté probablement par crainte ou par pudeur. On aurait également aimé suivre sur la longueur le parcours de certains personnages à l'instar d'une petite amie de passage sauvagement agressée à laquelle Alexandre Arcady donne une destinée tragique sans pour autant l'exploiter véritablement.

En dépit de quelques maladresses, l'intrigue de Comme les 5 doigts de la main tient en haleine jusqu'au dénouement final sans jamais verser dans le pathétique ou la violence gratuite. La cohésion entre les cinq frères est telle qu'on se surprend quelques fois à croire réellement à cette fratrie de fiction, oubliant la notoriété de chacun des acteurs qui la compose. La cassure dans le rythme et l'ambiance imposée par les dernières séquences est en revanche déroutante et donne à cet épilogue un côté qui kitch et larmoyant qui se révèle finalement un peu superflu.

 

Magali Menin

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